Lettre de Veille économique agricole – Janvier 2021

Edito

Les nouveaux marchés du végétal

La photosynthèse est un mécanisme fantastique, permettant de stocker le carbone atmosphérique et l’énergie du soleil dans les plantes et le sol. La variété des végétaux permet ensuite d’offrir une large gamme de produits, aux qualités chimiques et mécaniques incroyablement variées. Si leur première qualité est d’être comestibles, les végétaux ont également des fibres résistantes, isolantes, absorbantes. Et leur huile ou leur sucre peut, au gré des transformations, devenir liant, désinfectant ou carburant.
Face à l’urgence écologique, dans le cadre de la recherche de matériaux renouvelables et biodégradables, certaines de ces utilisations redeviennent à la mode, d’autres sont de totales découvertes. Toutes pourraient participer à l’avenir d’une société qui doit réduire sa dépendance au pétrole.
Pour les agriculteurs, ces utilisations offrent des perspectives de débouchés pour des cultures plus diversifiées. Elles sont essentielles pour trouver une bonne équation, à l’échelle de la rotation, entre équilibres agronomique et économique.

Mathilde SCHRYVE, Responsable Etudes et Prospectives – Cerfrance Bourgogne Franche-Comté

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CULTURE DES LÉGUMES SECS : QUELLES PERSPECTIVES ?

Zoom sur la culture des légumineuses en France

Les légumes secs possèdent de nombreuses qualités nutritionnelles et agronomiques. Alors, pourquoi ne se développent-ils pas plus en France ? Quelles sont les solutions pour dynamiser et développer davantage ce marché ?

Le Groupe national de Veille économique agricole Cerfrance vous propose de tout savoir sur ce sujet dans la vidéo ci-dessous, présentée par Mathilde Schryve, Responsable Etudes et Prospectives à Cerfrance Bourgogne Franche Comté.

Lettre de Veille économique agricole – Spéciale Marchés 2020 – Novembre 2020

Edito

Comment ont réagi les marchés agricoles face aux épreuves de 2020 ?

2020 aura été une année haute en couleurs… sombres : plusieurs nouveaux épisodes du changement climatique et une crise sanitaire sans précédent qui bouleverse les modes de consommation alimentaire. Ces événements ne constituent pas une rupture avec les tendances annoncées et, in fine, cette année met en lumière notre état de préparation à y faire face.
Pour ne prendre que quelques exemples parmi les filières analysées dans cette lettre, citons les grandes cultures où les volumes d’offre sont en baisse mais la demande reste soutenue, en attente de qualité ; les marchés mondiaux sont plutôt en hausse, principalement parce que les matières premières agricoles sont des valeurs refuges. Mais dans un contexte climatique et commercial incertain, nos assolements restent étroits (les systèmes sont peu résilients) et nos comportements de vente (ou nos regrets a posteriori) restent empreints d’une démarche toujours spéculative et non pas de sécurisation (positions à l’avance + assurance).
D’autres filières ont dû principalement faire face au déplacement de la consommation. La filière laitière y est parvenue au prix d’une gymnastique logistique éprouvante mais finalement payante. Au demeurant, il faut reconnaître que cela correspondait à la stratégie dominante de la filière, une priorité au marché domestique pour la collecte France et un investissement au plus près des consommateurs pour les marchés lointains. Ce succès face aux circonstances est important pour aborder ensuite ce qui en fera une réussite plus tendancielle, la création de nouvelles valeurs consommateur, alors que l’offre mondiale de lait est haussière.
Les signaux de l’année pourraient bien inciter la filière viande à une stratégie de valeur (voire indiquer qu’elle est en cours). Les circuits courts ont réussi à développer leur chiffre d’affaires et le bœuf bio poursuit sa croissance. La consommation des ménages a profité à la viande bovine femelle, sans pour autant déborder l’offre. Les cours ont pourtant incité à la décapitalisation en reproductrices alors que ceux des broutards et jeunes bovins étaient en berne. Est-ce le début d’une stratégie collective de valeur plutôt que de nombre de têtes ? Reste à moderniser et densifier les maillons d’aval, abattoirs et entreprises de première transformation.
Enfin, l’année particulière a donné un élan peut-être décisif à la digitalisation de la commercialisation, en viticulture et en circuits courts plus généralement.
À tous ces égards, le plan de relance apparaît comme un complément aux mesures prévues dans les lois de finances habituelles. On y trouve matière à faciliter une plus grande résilience dans certaines exploitations, notamment celles conduisant une stratégie de compétitivité sur les marchés mondiaux. Une très large part est consacrée à la transformation des systèmes de production en l’adossant à des dynamiques de filières ; enfin un ensemble de mesures vient donner du concret aux projets d’alimentation territoriaux.

Cela est de bon augure, si la mise en œuvre respecte bien une logique de projets, dans les exploitations au service de leur stratégie 2030 et dans les filières pour chercher des valeurs clients nouvelles.

Philippe Boullet, Directeur du pôle Performance et Prospectives – Conseil National du Réseau Cerfrance

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COVID-19 : QUELLES CONSÉQUENCES POUR LE MARCHÉ DE LA BIÈRE ?

Ce secteur en plein renouveau ces dernières années est dynamisé par le développement des microbrasseries en France. Cependant, la crise sanitaire a impacté les ventes suite au confinement du printemps et à l’annulation d’événements cet été (festivals, mariages…), avec une perte de chiffre d’affaires évaluée à 50 %.

Explications dans cette vidéo par notre experte Mathilde Shryve, Responsable Etudes et Prospections à Cerfrance Bourgogne Franche-Comté.

Vidéo tournée avant le reconfinement

Marché laitier et Covid-19 : où en sommes nous ?

Quels sont les impacts de la Covid-19 sur le marché laitier français ? Comment réagit la filière face à la crise et quelles sont ses perspectives d’avenir à court terme ?

Le groupe de Veille Economique agricole Cerfrance a étudié le sujet et vous expose ses analyses dans cette vidéo présentée par Jean-Yves Morice, Directeur du marché agricole à Cerfrance Mayenne-Sarthe.

Vidéo tournée avant le reconfinement

Lettre de Veille économique agricole – Spéciale Crise Covid-19 – Mai 2020

Edito

Face à la diversité des impacts de la crise, quels sont les modes d’action possibles ?

Au moment de travailler avec un agriculteur à l’après-crise du premier confinement de l’Histoire et à son impact sur les finances de son exploitation, il est bon de regarder factuellement ce qu’il est advenu de la production et d’envisager les éventualités de ce qu’elle pourrait encore connaître.

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Lettre de Veille économique agricole – Spéciale Crise Covid-19 – Avril 2020

Edito

L’impact de l’épidémie du covid-19 sur les différentes filières agricoles

L’épidémie du coronavirus covid-19 et le confinement des populations reposent la question de l’approvisionnement alimentaire des consommateurs, que ce soit sur la spécificité des aliments (frais, stockables, aliments élaborés), la logistique (de la ferme à la fourchette), les formes de distribution ou encore sur la disponibilité des aliments dans l’espace et dans le temps.
D’une manière générale, chaque crise questionne les liens entre aliments et mangeurs. Ce qui est loin nous inquiète, ce qui est proche nous rassure. Un des paramètres de l’attirance vers les productions locales est lié au besoin de réassurance des citoyens dans les périodes de crise.
Cette pandémie le montre encore et aura des conséquences sur la future offre des filières agricoles, que ce soit en circuit court ou long.

Retrouvez l’impact par filière dans notre lettre

Lettre de Veille économique agricole – Février 2020

Edito

Décider dans un contexte instable : ne sous-estimons pas les risques de l’immobilisme !

Aujourd’hui, les ruptures dans le mode de consommation des Français touchent le monde agricole : montée en puissance des préoccupations sanitaires et environnementales, digitalisation, baisse de la consommation de viande… Les signaux envoyés par les consommateurs sont ambivalents. Ils aspirent à une alimentation transparente et authentique, mais achètent plus de plats prêts à consommer. Les conditions de production les préoccupent. Pourtant, ils mangent plus souvent hors de leur domicile où l’origine des produits est rarement mentionnée. Beaucoup de Français consomment des plats préparés et bon marché pendant la semaine et cuisinent, le week-end, des produits haut de gamme.
Ainsi, des débouchés se développent pour des produits très différents, offrant de nouvelles opportunités pour les entreprises. Dans ce numéro, vous découvrirez comment la filière Légumes secs française profite de l’engouement pour les protéines végétales et comment la filière Volaille de chair cherche à répondre aux inquiétudes liées aux conditions d’élevage. Dans ces démarches innovantes, tous les acteurs tâtonnent, certains échouent. Ce sont des étapes normales, nécessaires pour ajuster l’offre et la demande et créer de nouvelles relations au sein d’une filière.
De tels aléas ne doivent pas discréditer les démarches innovantes. La prise de décisions stratégiques d’un chef d’entreprise est souvent biaisée par l’aversion aux risques, la surévaluation des bénéfices immédiats et la tendance au conformisme. Elles peuvent lui faire perdre de vue que l’immobilisme est aussi une option avec des risques inhérents.
Le développement d’outils de gestion du risque est possible pour chaque stratégie, innovante ou pas. Par exemple, la contractualisation sécurise les éleveurs et acheteurs en filière Ovins viande. En grandes cultures, engager une partie de sa récolte quand les prix sont hauts permet de s’assurer un prix minimum, même pour un produit standard, tributaire des variations de prix du marché international. La décision dans un contexte instable est un processus long, qui demande d’élargir ses horizons et d’accepter de faire des erreurs. Ces outils rassurent le chef d’entreprise et permettent de choisir une stratégie plus sereinement.

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Lettre de Veille économique agricole – Numéro Spécial Janvier 2020

Les exploitations agricoles françaises face à des choix stratégiques et à des politiques agricoles à venir

Edito

L’objet du Cahier Cerfrance « Stratégie 2030 : comment rester dans la course ? », publié en février 2019, a été de proposer une compréhension des évolutions à l’œuvre dans l’environnement des exploitations et les signaux faibles auxquels être attentif sur le terrain au moment de faire des choix pour son entreprise : observer les opportunités décisives au regard des atouts de l’exploitation, donner corps à son intuition stratégique et s’engager dans une option avec détermination pour guider ses décisions durant les trois à cinq prochaines années.
Pour accompagner la réflexion de chacun, quatre options stratégiques ont été définies. La problématique posée aux exploitants est de considérer ces choix stratégiques alors que bon nombre de politiques publiques concernant l’agriculture sont en devenir : Politique Agricole Commune, plan stratégique national, politiques territoriales, négociations internationales…
Le groupe de veille économique s’est penché sur les enjeux de politiques publiques les plus prégnants pour chaque option. Nous livrons ici les principales conclusions issues de trois réunions de coproduction en région.

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TOUR D’HORIZON DES MARCHÉS AGRICOLES

Le groupe de Veille économique agricole Cerfrance fait le bilan de l’année 2019.

La filière Soja nous est présentée ci-dessous par Michel Lagahé, Directeur du pôle Conseil de Cerfrance Gascogne Occitane.

SOJA : VERS UNE AUTONOMIE EN NON-OGM D’ICI 2025 EN FRANCE

Les filières Pomme et Tomate nous sont présentées ci-dessous par Fabien Barrabé, Responsable d’agence Lot-et-Garonne

HAUSSE DES RENDEMENTS EN 2019 POUR LA CAMPAGNE FRANCAISE DE POMMES

2019, ANNÉE ATYPIQUE POUR LA TOMATE

La filière Pomme de terre nous est présentée ci-dessous par Thierry Lemaître, Responsable conseil au Cerfrance Champagne Nord Est Ile-de-France.

POMMES DE TERRE : STABILITÉ DU MARCHÉ EN 2019 MALGRÉ UNE ANNÉE COMPLIQUÉE

La filière porcine nous est présentée ci-dessous par Anne Bras, Chargée d’études au Cerfrance Finistère.

FILIERE PORCINE : RETOURNEMENT SPECTACULAIRE EN 2019

La filière Viande bovine nous est présentée ci-dessous par Nathalie Velay, Chargée de mission au Cerfrance Alliance Massif central.

VIANDE BOVINE : GRAND CHAMBOULEMENT EN 2019

Les filières Blé et Maïs nous sont présentées ci-dessous par Michel Lagahe, Directeur du pôle Conseil au Cerfrance Gascogne Occitane.

MARCHÉ DU BLÉ EN 2019 : UNE TRÈS BONNE RÉCOLTE FRANÇAISE MALGRÉ LA CANICULE

MARCHÉ DU MAÏS EN 2019 : UN CONTEXTE DIFFICILE


La filière Colza nous est présentée ci-dessous par Mathilde Schryve, Responsable Etudes et Prospectives au Cerfrance Bourgogne Franche-Comté.

MARCHÉ DU COLZA EN 2019 : UNE RÉCOLTE DÉCEVANTE


Les filières du Lait de vache conventionnel et biologique nous sont présentées ci-dessous par Jean-Yves Morice, Directeur des marchés agricoles au Cerfrance Mayenne-Sarthe.

MARCHÉ DU LAIT CONVENTIONNEL EN 2019 : UN MARCHÉ SOUTENU PAR UNE OFFRE MOINDRE

MARCHÉ DU LAIT BIO EN 2019 : UNE DEMANDE DYNAMIQUE ET UNE OFFRE ABONDANTE

L’orientation stratégique « Avantage clientèle », par Jacques Mathé

Exploitations agricoles : comment rester dans la course à l’horizon 2030 ?
4 options stratégiques présentées par le groupe de Veille économique agricole Cerfrance.

Le groupe de Veille Economique Agricole a défini 4 orientations stratégiques pour les exploitations agricoles afin de rester dans la course à l’horizon 2030.

Nous vous avons donné rendez-vous chaque mercredi de novembre pour découvrir en vidéo ces précieux conseils ! Nous vous présentons aujourd’hui la dernière option : l’Avantage clientèle

Lettre de Veille économique agricole – Novembre 2019

EDITO

Quelle ouverture pour les marchés agricoles, demain ?

La tendance à la libéralisation des marchés a marqué les dernières décennies. L’Union Européenne poursuit cette tendance avec les accords du CETA et du Mercosur, où toutefois l’enjeu se focalise clairement autour des normes sur les modes de production. Prélude à une nouvelle conception en matière d’échange ? Nous voyons de grands pays agricoles, qui ont tout à gagner à la liberté des échanges, conduire des politiques qui évoluent vers moins de libéralisme : le cas des USA à ce titre est majeur et le blocage des instances de l’OMC ne va faire qu’accentuer le phénomène. Les grands pays d’Asie, quant à eux, prennent conscience que les produits agricoles doivent avoir un traitement à part dans la mondialisation. Les pays importateurs du Maghreb freinent leur ouverture aux pays de la Mer Noire car ils craignent d’être dépendants de zones dont ils connaissent mal les enjeux. On entend à nouveau parler de contrats étatiques qui engageraient des qualités et des volumes pour limiter les fluctuations de prix au consommateur.

D’un autre côté, les compétiteurs sur les commodités tels que l’Ukraine, le Brésil ou l’Argentine augmentent leurs productions avec des coûts de revient faibles, il est alors difficile pour les producteurs européens de conserver leur place sur ces produits standards. Quant au consommateur européen, il demande de plus en plus de garanties sur les produits sans vouloir en payer le prix et cette incohérence apparaît de moins en moins tenable.
Dans ce contexte, quel est le bon prix pour les productions françaises ? La période récente montre que les productions européennes ne font plus le prix mais le subissent. Les exploitants en mesure de mener avec détermination une stratégie volume/prix doivent donc rechercher un complément de compétitivité hors prix pour rester sur les marchés : la qualité de l’origine France, sa régularité aussi. Retrouver un lien entre l’évolution du coût et celle du prix, comme le décrètent les EGA, suppose que les producteurs puissent influer sur le prix.

La bonne nouvelle, c’est que les segmentations prennent de plus en plus de poids : gammes qui s’enrichissent d’allégations prisées par les consommateurs (pâturage, plein air, sans OGM, local) ; marchés identifiés à côté du conventionnel (bio, certains labels, appellations d’origine et maintenant HVE…) ; circuits courts vis-à-vis desquels les consommateurs eux-mêmes s’organisent en tant que véritable partie prenante. Ce sont autant d’opportunités de se déconnecter du prix mondial.

Marc VARCHAVSKY et Philippe BOULLET

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L’orientation stratégique « Avantage compétitivité », par Jean-Yves Morice

Exploitations agricoles : comment rester dans la course à l’horizon 2030 ?
4 options stratégiques présentées par le groupe de Veille économique agricole Cerfrance

Le groupe de Veille Economique Agricole a défini 4 orientations stratégiques pour les exploitations agricoles afin de rester dans la course à l’horizon 2030. Nous vous donnons rendez-vous chaque mercredi de novembre pour découvrir en vidéo ces précieux conseils !

Au programme aujourd’hui ? L’option stratégique : Avantage Compétitivité

La semaine prochaine, nous vous présenterons l’Avantage Clientèle.

L’orientation stratégique « AVANTAGE SYSTEME », par Thierry Lemaître

Exploitations agricoles : comment rester dans la course à l’horizon 2030 ?
4 options stratégiques présentées par le groupe de Veille économique agricole Cerfrance

Le groupe de Veille Economique Agricole a défini 4 orientations stratégiques pour les exploitations agricoles afin de rester dans la course à l’horizon 2030. Nous vous donnons rendez-vous chaque mercredi de novembre pour découvrir en vidéo ces précieux conseils !

Au programme aujourd’hui ? L’option stratégique : Avantage Système

Les semaines prochaines, suivront les options suivantes :

  • Avantage Compétitivité
  • Avantage Clientèle