Blé : bien définir sa stratégie de commercialisation par Thierry Lemaître


L’agriculture bio : un autre regard des agriculteurs conventionnels par Fabien Balzeau

Faire des choix en cohérence avec son projet d’entreprise par Nathalie Velay

Faire des choix en cohérence avec son projet d’entreprise par un expert CERFRANCE – 2ème semestre 2015

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Le Big Data en agriculture, c’est quoi ? par Martine POUPARD

Le Big Data en agriculture, c’est quoi ? par un expert CERFRANCE (2nd semestre 2015)

Politique de l’installation en agriculture par Philippe Boullet

Politique de l’installation en agriculture par un expert CERFRANCE (2nd semestre 2014).

Comment choisir son assolement ? par Fabien Balzeau

Comment choisir son assolement ? par un expert CERFRANCE (2nd semestre 2014)

Un mariage de raison à souhaiter entre les filières par Jacques Mathé

Un mariage de raison à souhaiter entre les filières par un expert CERFRANCE (1er semestre 2014)

Faut-il se préparer à la fin de la castration des porcs ? par Anne-Yvonne Hénot

Faut-il se préparer à la fin de la castration des porcs ? par un expert CERFRANCE. (1er semestre 2014)

Production de pommes : récolte modérée dans un contexte de prix favorable par Fabien Barrabé

Production de pommes : récolte modérée dans un contexte de prix favorable par un expert CERFRANCE (1er semestre 2014).

Blé : La Chine pourrait devenir le 1er importateur mondiale devant l’Algérie par Thierry Lemaître

Blé : La Chine pourrait devenir le 1er importateur mondiale devant l’Algérie par Thierry Lemaître par un expert CERFRANCE

La production mondiale du maïs en forte hausse par Thierry Lemaître

Analyse de la production mondiale du maïs par un expert CERFRANCE.

Céréales, sans trésorerie pas d’avenir ! par Alain Papot

Analyse du marché des céréales par un expert CERFRANCE.

Chèvre : Attention au mirage du désaisonnement ! par Guillaume Maraval

Analyse du désaissonnement dans la filière chèvre par un expert CERFRANCE.

Le marché de la fraise par Fabien Barrabé

Analyse du marché de la fraise par Fabien Barrabé, responsable de région au CERFRANCE Lot-et-Garonne.

Le maïs au centre de l’évolution du marché par Thierry Lemaître

Analyse de comment le maïs est-il au centre de l’évolution de marché par Thierry Lemaître, responsable du conseil au CERFRANCE Nord Est Ile-de-France.

Comment les producteurs vont-ils créer de la valeur ajoutée ? par Pierre-Gérard Pouteau

Analyse de comment vont faire les producteurs pour créer de la valeur ajoutée par Pierre-Gérard Pouteau, Directeur Général du CERFRANCE Maine-et-Loire.

La réforme de la PAC en dehors du temps ? par Philippe Boullet

Analyse de la réforme de la PAC par Philippe Boullet, directeur de l’offre de services au Conseil National CERFRANCE.

Peut on raisonnablement lier les filières céréales et animales ? par Jean-Marie Seronie

Analyse du lien entre les filières céréales et animales par Jean-Marie SERONIE, Directeur Général CERFRANCE Manche.

Fin des pénalités laitières : Sujet politique ou économique ?

L’ouverture officielle d’une enquête de la Commission Européenne sur le système de pénalité fiscale, appelée taxe France AGRIMER, en cas de dépassement individuel du quota laitier semble précipiter certaines décisions. Sans en attendre les conclusions de l’enquête, dont l’issue semble certaine, le Ministre LE FOLL préfère anticiper.

Le fait de prendre acte par anticipation d’une décision contraire à cette pratique est à l’honneur du Ministre de l’Agriculture, mais la seconde partie du communiqué officiel laisse dubitatif.

« Il est impératif de développer des mécanismes alternatifs permettant de faire face à des excédents d’offre conjoncturels » a déclaré le Ministre de l’agriculture Stéphane LE FOLL. « J’ai écrit au Commissaire pour lui demander de réfléchir, dans le cadre de la réforme de la PAC, à un mécanisme de stabilisation communautaire dans le secteur laitier ».

Un courrier en trompe l’œil

Stéphane LE FOLL, Parlementaire européen de 2004 à 2012 et grand spécialiste des questions agricoles, connaît parfaitement l’équilibre politique  sur ce sujet au parlement européen et au sein du conseil européen, et il ne peut croire un instant qu’un nouveau mécanisme de régulation s’imposant à toute l’Europe laitière pourra voir le jour alors que certains producteurs européens ont actuellement les deux pieds sur le frein qu’ils repositionneront sur l’accélérateur dès le printemps 2015.

La suite du communiqué est encore plus irréelle …

« Dans l’attente de la réforme et afin d’éviter un déséquilibre de marché pour la campagne en cours, le Ministre appelle les laiteries coopératives et privées et les producteurs à mettre en place rapidement des mesures ayant un effet équivalent à celui de la taxe fiscale sur les dépassements individuels de quotas laitiers. Le cadre législatif sur le lait entré en vigueur en mars 2012 au niveau européen rend désormais possible une telle mesure dans le cadre des contrats entre éleveurs et acheteur, qui pourront être révisés à cet effet.

Une question d’économie : Comment peut-on imaginer que la limitation de la production française puisse avoir un effet sur le prix du lait dans un marché commun européen de plus en plus ouvert sur le Monde ?

Ne risque-t-on pas de faire une nouvelle fois le jeu des producteurs des autres Etats-Membres qui cumuleront le prix et le volume ?

La  « pénalité LACTALIS », reconnue d’utilité publique

Pour le coup,  LACTALIS doit se réjouir de cet appel, puisque son mécanisme de pénalité contractuelle en cas de dépassement  vient de recevoir un agrément quasi officiel. Le leader français n’en avait d’ailleurs pas besoin. Sa stratégie est claire : Il n’entend pas à l’avenir collecter plus de lait que ce qu’il est en mesure de valoriser et mise sur une arme de dissuasion massive. Cette pratique est d’ailleurs moins défavorable « économiquement » pour le producteur que certaines possibilités de suspensions de collecte prévues dans  certains contrats, mais quasiment passées inaperçues.

Qu’une entreprise  souhaite border sa collecte en lien avec sa propre stratégie se conçoit, mais il est plus surprenant que cet appel serve de cap à la politique laitière française.

Ce nouveau « psychodrame » illustre une fois de plus le décalage croissant entre la vision de l’Agriculture depuis Paris et celle qu’on peut avoir depuis Bruxelles. Si ce communiqué  répond très certainement à des objectifs politiques,  il apparaît  comme une négation de l’économie de marché.

Alors que sur le terrain de nombreux producteurs laitiers ont déjà intégré la dérégulation de l’économie laitière et qu’ils s’y préparent, il est étonnant de voir les pouvoirs publics devenir des relais d’opinions de certaines organisations professionnelles.

Comme souvent, la France apparaît regretter l’ancien temps ou l’ancienne PAC, et qu’à chaque décision minime ou réforme profonde, elle met tout en œuvre pour en retarder le processus et tenter d’en limiter les effets. Au bout du compte Il n’est pas sûr que cette vision frileuse ne desserve pas plus les intérêts de ceux qu’elle est sensée défendre. La question de la compétitivité dont on nous rebat les oreilles devrait trouver sa place dans cette réflexion.

Le rapport sur la contractualisation dans le secteur agricole remis au Ministre de l’Agriculture en juillet 2012  va un peu dans ce sens : « Le contrat doit être utilisé pour les intérêts qu’il représente plutôt que comme un remplaçant de la totalité des instruments de gestion des marchés».

Alain LE BOULANGER

PAC : la recomposition des forces en présence ! par Marc Varchavsky

Analyse de la PAC et de la recomposition des forces en présence par Marc Varchavsky, responsable du développement de l’offre de services au Conseil National CERFRANCE.