Pas d’entreprise sans création de valeur ajoutée par Alain Papot

Analyse de la valeur ajoutée par un expert CERFRANCE.

Imposer l’agriculture ou l’entreprise agricole par Jean-Marie Séronie

Groupement d’intérêt économique et environnement : la reconnaissance de projets techniques innovants par Philippe Boullet

Analyse de la reconnaissance de projets techniques innovants dans les groupements d’intérêts économiques et environnements par un expert CERFRANCE.

Maximiser la valeur ajoutée dans l’entreprise agricole : le regard Québécois par Patrice Carle

Maximiser la valeur ajoutée dans l’entreprise agricole : le regard Québécois par Patrice Carle, Directeur Général du Centre d’expertise en gestion agricole du Québéc.

Les capitaux externes dans le financement des exploitations agricoles par Fanny Lepage

Analyse des capitaux externes dans le financement des exploitations agricoles par un expert.

La valeur ajoutée et la gestion de crise par Alain Papot

Analyse de la valeur ajoutée et de la gestion de crise par un expert CERFRANCE.

La valeur ajoutée et les rythmes de décision de l’exploitation flexible par Thierry Lemaître

Analyse de la valeur ajoutée et des rythmes de décision de l’exploitation par Thierry Lemaître, Directeur du conseil au CERFRANCE Nord Est Ile-de-France.

Comment les producteurs vont-ils créer de la valeur ajoutée ? par Pierre-Gérard Pouteau

Analyse de comment vont faire les producteurs pour créer de la valeur ajoutée par Pierre-Gérard Pouteau, Directeur Général du CERFRANCE Maine-et-Loire.

Les niveaux de prix pardonnent mais ne masquent pas les écarts de compétences par Alain Papot

Analyse : les niveaux de prix pardonnent mais ne masquent pas les écarts de compétences par un expert CERFRANCE.

Les différentes valeurs ajoutées dans les exploitations agricoles par Alain Papot

Analyse des différentes valeurs ajoutées dans les exploitations agricoles par Alain Papot, secrétaire général CGA Centre Ile-de-France.

La valeur ajoutée par Marc Varchavsky

Analyse de la valeur ajoutée par un expert CERFRANCE.

Produire bio, est-ce rentable ? par Marc Varchavsky

Analyse de la rentabilité de produire bio par Marc Varchavsky, responsable de l’offre et des compétences au Conseil National du réseau CERFRANCE.

L’accès au foncier, un enjeu pour la valorisation des territoires par Pierre-Yves Lelong

Analyse des enjeux de l’accès au foncier pour la valorisation des territoires par un expert CERFRANCE.

Diriger une entreprise, un poste polyvalent par Alain Papot

Analyse de ce que signifie que de diriger une entreprise par Alain Papot, Secrétaire Général CGA Centre Ile de France.

La transmission d’exploitation et d’installation des jeunes agriculteurs par Jacques Mathé

Analyse de la transmission d’exploitation et de l’installation des jeunes agriculteurs par Jacques Mathé, économiste.

Que nous enseignent les projets d’installations hors familiaux ? par Guillaume Maraval

Analyse de ce que nous enseignent les projets d’installations hors familiaux par Guillaume Maraval,  économiste au CERFRANCE Aveyron.

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Les agriculteurs sont-ils riches ? par Jean-Marie Seronie

Les agriculteurs sont-ils riches ? par Jean-Marie Seronie, Directeur Général du CERFRANCE Manche.

La diversité des résultats des exploitations agricoles

La diversité des résultats des exploitations agricoles par JeanMarie Séronie, Directeur Général du CERFRANCE Manche

Systèmes d’exploitation, visez l’autonomie et la performance

La hausse du coût des intrants donne plus d’importance à la performance technique.

Face à la crise agricole, les filières françaises ont souvent été mises à l’index de la compétitivité par rapport à nos voisins européens, notamment pour la productivité de la main-d’œuvre. Le moyen prôné pour améliorer le revenu des producteurs est l’agrandissement. C’est oublier un peu vite que, face à une hausse du prix des matières premières, la performance technique et l’autonomie des exploitations sont des préalables. De fait, tout agrandissement doit d’abord permettre d’améliorer cette technicité.

Stagnation des prix

La Pac de 1992 s’est accompagnée de la baisse du coût des concentrés et d’une stagnation du prix des produits agricoles.

Depuis plusieurs années, l’agriculture subit deux grandes tendances. Premièrement, une quasi stagnation des prix en euros courants, voire une diminution compensée en partie par les aides Pac. Deuxièmement, la hausse d’un certain nombre de charges parmi lesquelles les services, l’énergie (fuel, carburant, électricité…) et la baisse d’autres charges comme les concentrés. Ceci a entraîné une baisse des marges brutes hors primes et une diminution de la valeur ajoutée des exploitations. Ces dernières ont entrepris de s’adapter en s’agrandissant et en augmentant la productivité de la main-d’œuvre.

Retournement de tendance

 Or, depuis 2008, l’agriculture est confrontée à un retournement de tendance, avec la hausse cyclique des matières premières (céréales, aliments, fuel…) et une baisse ou une stagnation des prix du lait, du porc, des bovins. Au terme des 2 ou 3 derniers exercices comptables, le constat est sans appel. Quand seul le prix de vente varie, chaque agriculteur subit la même variation de revenu. Quand les charges flambent, les systèmes «les plus voraces» en intrants divisent, par 2 ou 3, la valeur ajoutée dégagée par l’exploitation.

Cette baisse est telle que la situation financière se dégrade très vite, et n’est plus redressable sur les années qui suivent.

Les systèmes de demain seront donc les plus autonomes en intrants. La technicité est de plus en plus incontournable. Et certains critères revêtent un poids primordial : IC et coût alimentaire en porc, g de concentré/litre de lait, GMQ en viande bovine…

Des agrandissements structurants

Face à la crise agricole qui touche l’ensemble des productions, l’agrandissement pour augmenter la productivité de la main d’œuvre est souvent mis en avant. Mais dans l’environnement économique actuel, la première question à se poser est : «mon projet  permet-il de maintenir voire d’améliorer la valeur ajoutée par 1 000 litres, par 100 kg de porc ?» Si la réponse est «non», il faudra y regarder à deux fois avant de le concrétiser. La base d’un système laitier, bovin, ou porcin est aujourd’hui le parcellaire. À partir de ce parcellaire, est-ce que le projet rend l’exploitation plus autonome ? Est-ce qu’il permet d’améliorer le coût alimentaire, d’organiser le temps de travail, de limiter le besoin en puissance et en carburant ?

De nombreux exemples montrent que, si cette logique n’est pas respectée, le résultat économique n’est pas au rendez-vous. Les agrandissements se gèrent aujourd’hui en termes d’opportunités et ce, d’autant, que la réglementation française ne facilite pas toujours les agrandissements structurants.

Anne-Yvonne Hénot

CERFRANCE Finistère

Le rôle des aides directes

Le rôle des aides directes par Philippe BOULLET, Directeur du Développement au Conseil National CERFRANCE