Vous avez dit variabilité des prix ?

C’est aujourd’hui un lieu commun de parler de variabilité des prix des produits agricoles. Tout le monde sait que le prix à la production du blé a doublé en moins de six mois, que le prix du lait payé au producteur a varié à la hausse comme à la baisse du simple au double en deux ans avec des pointes à plus de 400 € et des creux frisant les 200 € pour 1000 litres.

Pour autant, interrogeons-nous sur la situation de la viande bovine pour laquelle l’observatoire des prix montre une grande stabilité des prix à la production sur dix ans. En production porcine quel producteur ne souhaiterait pas une variabilité des prix tant les cours sont bloqués à une valeur relativement basse depuis plus de trois ans.

Ces prix sont déconnectés des coûts de production et il y a peu de liens entre les prix à la production et ceux à la consommation. L’observatoire des prix a démontré tant en lait qu’en viande que la grande distribution n’avait pas, contrairement aux idées reçues, augmenté ses marges. Pour autant comment se fait il qu’elle constitue une barrière aussi étanche à la transmission des prix ?

Ceci questionne fortement la théorie Economique sur la transmission du prix dans la chaîne alimentaire. Même si on peut imaginer que sur longue période il y a reconnexion de ces prix.

Enfin pourquoi certaines productions connaissent-elles des prix beaucoup plus volatils que d’autres ? Il y a bien sûr, de manière structurelle , le caractère stockable ou non en ferme qui joue.

Cela n’explique pas tout et la notion de référence dans la fixation du prix est une donnée sans doute essentielle. En céréales il y a un marché mondialisé avec des références de prix par des cotations considérées comme ouvertes et transparentes et des anticipations connues par les marches à terme. En lait au contraire il y a un marché partiellement mondialise mais des prix à la production indexés sur des prix à la consommation et sur les marchés mondiaux ce qui donne de la transparence.  A l’opposé il n’y a en réalité pas de référentiel objectif’ en viande bovine comme porcine. Il n y a en fait ni référence à des cours mondiaux ou des prix à la consommation mais constatation de prix de transactions, avec une défiance permanente sur la transparence et la pertinence de la référence ainsi constituée ? Est ce une explication du peu de variabilité des prix dans ces secteurs ? Là aussi la science économique pourrait utilement éclairer le débat sur le mode de fixation du prix !

Les cahiers CERFRANCE

Pour toute demande de cahiers en quantité (+ de 10 exemplaires), veuillez prendre contact avec le Conseil National du réseau CERFRANCE : 01 56 54 28 28

  • Le cahier « Les voies juridiques vers l’entreprise agricole flexible »

Dans ce cahier, nous livrons 8 propositions de modernisation du cadre juridique d’exercice de l’activité agricole afin de favoriser l’initiative économique en agriculture. Ces propositions s’articulent autour des trois objectifs économiques : Développer la diversification de son entreprise ; Conduire des collaborations ; Faire reconnaître la valeur économique de son entreprise. Nos 8 propositions, fruit de l’expertise de nos économistes et de nos juristes constituent une contribution à un débat que nous considérons comme important pour l’avenir de l’agriculture française.

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  • Le cahier « Vers une fiscalité agricole dynamique »

Aujourd’hui, la fiscalité agricole française n’est plus en phase avec les exigences d’une gestion efficace et dynamique de l’entreprise agricole, notamment à cause de la volatilité des cours et de l’exigence d’adaptation aux marchés.
Face à ce constat, un groupe d’experts économistes et fiscalistes de CERFRANCE, réseau indépendant de conseil et d’expertise comptable, a mené une réflexion pour une modernisation de la fiscalité agricole.

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  • Le cahier « BioLogique de marché »

Le développement de l’offre en produits Bio et l’émergence d’une image positive chez les consommateurs ont permis au secteur Bio de sortir d’une logique de niche pour entrer dans la segmentation des marchés alimentaires. Mais la France, qui a été pionnière pendant les premières années de développement de l’Agriculture Biologique (AB), est aujourd’hui nettement en retrait par rapport à d’autres pays malgré le fort développement de son marché depuis 5 ans. Quelles peuvent être les raisons de ce constat ? Les réponses se situent au niveau de la consommation (qui était faible en France avant 2005) mais surtout au niveau des producteurs : quelles sont les marges de manœuvres pour un agriculteur qui se convertit au mode de production « Biologique » ?

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  • Le cahier « AOP / IGP une rente de territoire à saisir ? »

Le cahier « AOP / IGP une rente de territoire à saisir ? » propose une grille d’analyse sur la construction, la valeur et la pérennité de la rente de territoire apportées par les Signes Officiels de Qualité (SOQ). Est-il aujourd’hui pertinent d’afficher un lien entre produit et territoire ? Quels sont les facteurs susceptibles de faire évoluer cette rente de territoire pour ces marchés ? Cette réflexion identifie aussi les marges de manoeuvre de chaque agriculteur produisant sous SOQ, et aussi à l’échelle collective, dans le cadre de la gestion de l’Appellation.

Pour télécharger le cahier « AOP / IGP une rente de territoire à saisir ? », cliquez ici.

  • Le cahier L’exploitation agricole flexible »

Le contexte agricole change profondément depuis quelques années et génère de nouvelles pratiques pour les agriculteurs. Peu à peu ce changement profond s’accompagne d’outils nouveaux. Derrière ces évolutions se dessine sans doute progressivement un nouveau regard sur l’exploitation agricole, un nouveau paradigme.

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Le paradoxe agricole français

L’ambiance dans nos  campagnes est morose cet  automne et le pessimisme  largement répandu. Les  éleveurs s’inquiètent des  prix et les céréaliers  craignent pour l’avenir des  aides PAC.
Les discours officiels ou syndicaux alternent la dénonciation d’une crise sans précédent, les appels à un plan de sauvetage de telle ou telle production ou se mortifient du différentiel de performance agricole avec l’Allemagne… et pourtant la plupart des marchés agricoles mondiaux sont plutôt bien orientés y compris en productions animales.
Le sentiment qu’ont beaucoup d’agri-culteurs d’une absence d’avenir et la recherche classique de bouc émissaire (l’aigle allemand rejoint aujourd’hui le plus classique dragon GMS) font écho à une réalité économique de perspectives de marchés agricoles mondiaux favorables, ce qui constitue la meilleure des sécurités pour un chef d’entreprise.

D’où vient cette situation paradoxale ?

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